Sacré bordel.

1 octobre 2011

« Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin. »

Publié par loila dans Non classé

 - Pâle septembre,
comme il est loin,
le temps du ciel sans cendres
il serait temps de s’entendre -

 

« Le fil »

 

C’était un fil. Parmis d’autres. Parmis tant d’autres. Il était d’ailleurs bien emmêlé. Tout son chemin n’était que croisements; certains le rendaient plus constistant, d’autres l’amincissaient, d’autres encore faisaient des nœuds a priori indénouables, qui bien souvent le ralentissaient dans sa course, sans pour autant l’empêcher d’avancer. A certains moments, il était plus pâle. Sa couleur vive renaissait lors de ces entremêlements passagers, ou lorsqu’un autre fil le suivait quelques temps.

Quelques liaisons lui avaient presque fait perdre tout consistance, jusqu’à ce qu’un embranchement le renforce, pour qu’il reparte de plus belle.

Ce fil d’existence ne cessait de croitre, et ceux qui l’accompagnaient tissaient, à ses côtés, une grande toile de couleur, un manteau de protection et d’épanouissement aux mille reflets.

Certains s’écartèrent de notre route pour se perdre quelques temps dans une direction contraire, jusqu’à ce qu’il reviennent s’entremêler au notre à des moments innatendus.

Le mien aussi, a goûté aux chemins écartés, où peu de fils s’aventurent, et cheminent difficilement dans les mêmes lieux, gardant une necessaire et stupide distance de sécurité propre à la solitude des heures difficiles.

 

Ce fil a fait un plein de vitamines d’une année pleine de curiosités. Beaucoup d’autres se sont aventurés sur le même sentier , et continuent à le suivre. Certains s’y sont noués pour toujours.

L’embranchement du départ vers d’autres terres l’a affaibli, cela va de soi, mais l’énergie accumulée l’a poussé vers la bonne sortie, et il réussit, peu à peu, à recréer une foule de brins multicolores autour de lui.

 

Fil d’existence? Affaibli par le doute, cordon fantômne s’immiscant dans le cœur de chaque brin loin de ses compagnons. L’accompagnement, le cheminement auprès d’autres ne permettra que de l’éloigner un certain temps, avant qu’il ne revienne, cruel et pervers, vous emparer les tripes et vous empêcher de grandir.

 

Il y a ces fils qui cheminent par deux. Par deux au milieu d’autres, et qui se renforcent l’un l’autre, tout au long de leur chemin, qui terminera ensemble, ou qui se coupera sans crier gare. Ces fils là sont fragiles, souvent réticents à se laisser accompagner de nouveau. Il y a ceux qui cheminent seuls, entremêlés à jamais. Ils me font peur, et j’espère réussir à ne passer que loin d’eux, effrayée par cette dépendance, cette condition de survie qui ne les lie que jusqu’à un instant imprévisible.

 

Ces fils nous suivant de trop près alors que l’on ne s’y attend pas, me font avancer plus vite tout en gardant une distance necessaire pour essayer de les semer. Mon fil est plein de nœuds et de blessures. Il ne s’est jamais rompu, mais est à certains endroits tellement abîmé qu’un entremelement profond avec un autre entrainerait sa rupture. Il lui faut reprendre des forces, avant de se lancer dans cette singulière entreprise de destruction mutuelle à nouveau.

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Une Réponse à “« Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin. »”

  1. paulinux dit :

    me fait penser à un passage de manuel rivas..
    « Todos tenemos un hilo como los gusanos de seda, roemos y nos disputamos las hojas de mojera, pero ese hilo si se entrelaza con los otros, si se entrecruza, puede hacer un hermoso tapis una tela inolvidable.

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