Sacré bordel.

19 mai 2011

lela.

Publié par loila dans Non classé

Je la suis, timide, honteuse, et terriblement déterminée. Ses mèches brunes volètent autour de son visage, ses bottes claquent le long du quai encombré de voyageurs perdus. Je slalome, accélère, suivant ce parfum puant de mélancolie qui désormais m’emplit le cerveau. Six mois d’oubli, d’absence, de semblant d’indifférence. Six mois pour refaire nos vies égratignées et douloureuses. Nos corps qui se brulaient lorsqu’ils se touchaient, des mains qui n’apaisaient plus mais qui faisaient souffrir d’avantage. Mais une passion telle, mélangée d’une douleur charnelle, aiguë, impardonnable. Et cette odeur… Toujours la même,à l’instant où j’entrai dans leur maison, aux repas, ses baisers, après l’amour. Celle qui s’accrochait à moi lorsque j’étais loin de lui.

La voilà qui s’arrête. Mon cœur vacille, mon estomac danse, ma vue devient floue.

Je cours, loin de ces trains qui m’amènent et me ramènent, me rapprochent pour m’éloigner et me faire encore du mal;

Je fuis au beau milieu d’une rue que je ne connais pas, cherchant l’inconnu et l’absurde. J’avais oublié. Je le promets. J’ai refait ma vie. Et pourtant aucun de mes sens n’a laissé passer cette jeune femme au regard comblé, à qui il a du faire l’amour, tant de fois, pour qu’elle imprime ce parfum qui ne représentait que lui. Il la touche, il l’admire, lui dit qu’elle est belle, qu’il l’aime.

Chacun son tour, j’ai laissé ma place, pendant la marquer d’une empreinte indélébile.

Je m’étais trompée.

Nul n’est irremplaçable.

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